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Jean-Théobald JACUS        

CHAQUE MATIN EST UNE SURPRISE

SOLSTICE

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Biographie de Jean Théobald JACUS

Né le 2l Avril 1924 à Paris

Elève des Beaux-Arts de Reims et de Paris

Elève du Maître Hollandais Conrad KICKERT

Prix de la Casa Vélasquez 1955

Bourse de voyage du Gouvernement Hollandais 1956

Prix Charles Pacquement au Musée d'Art Moderne 1958

Grande Médaille de Rennes à l'Exposition des Peintres Témoins 1960

La ville de Paris l'honore de la Médaille d'Argent 1962

Prix International du Gemmail 1963

Prix de l'Ile de France 1963

Prix des "Amateurs d'Art et Collectionneurs" 1968

Prix de l'Academia Corsa 1969

Médaille d'Or aux Artistes Français 1977

Prix de la Coopération 1978

Prix des "Peintres Témoins de leur Temps" 1982

Prix de l'Environnement 1991

Prix des villes de : Mantes, Colombes, Vélisy. Valaurie, Dammarie Les Lys, etc...

Professeur de Dessin cl de Peinture à l'Académie des Beaux Arts de la ville de Paris

Professeur d'Art Graphique et Directeur d'enseignement à l'école Esmod- International

Invité d'honneur à Bois le Roi, Rosny, Lezignan, Corbières, Yvetôt, Ncuilly, Enghien, Juvisy, Bollènc, Alençon ...

Nommé "Peintre de l'Air et de l'Espace" en 1987

Illustrations de "l'Ecume des Jours" de Boris VIAN pour la N.L.F. Et "Moralités Légendaires" de Jules LAFORGUE

Reçoit des commandes des Sociétés : Total, Esso, Roussel, Uclaf, Iron International, Fulmen. Fildier, Hutchinson, le Joint Français, CGTL Snecma, France Télécom, Actim, CGE, SNCF, Air France. BP. Pernod. Ricard, HDP Lyon, Chimique Routière. TGU, SEP, ELF, Creusot-Loire, Bateg, Grues Potin, Schlujnberger, Alsthom-Atlantique.

Expositions depuis 1951 à Paris, New-York, Londres, Singapour, Guadeloupe, Libreville. Tokyo, Moscou, Cannes, Nice, Grenoble, Lyon, Deauville. Le Havre, Thionville. Rome. Vcvey. Genève, Barbi/on. Toulouse, Antibes, Enghien.

 

Le spectateur devient complice, compagnon de voyage, ami.

Il se soucie peu de savoir à quelle école appartient J ACUS, et si même il appartient à une école. JACUS d'ailleurs s'en soucie-t-il davantage ?

Quelle part exacte se partagent, dans chacune de ces toiles, l'abstrait et le figuratif '.' Celui qui regarde n'y pense pas. El il ne pense pas non plus à la virtuosité du peintre. Lui-même n'a plus sans doute à y penser. Il peint comme quelques virtuoses jouent du piano ; mais s'il est le virtuose il est aussi le compositeur. Ce que d'autres ne trouvent que dans la spontanéité de l'aquarelle, lui le réinvente dans des toiles longue­ment mûries, faites avant qu'une seule touche de couleur ait été posée sur la surface blanche, et qui ont le jaillissement de la transparence de l'eau et de l'air.

L'eau et l'air, c'est pour lui la même chose, autres noms de la lumière. Car enfin avec JACUS on en revient toujours là ! A-l-il jamais peint autre chose que la lumière ?

Micheline SANDREL

 

On peut, sans trop trahir la vérité, qualifier son art d'impressionnisme d'aujourd'hui. JACUS bloque l'impression, la juge et la transforme. Il recherche (et trouve) la «Japonisation» en éliminant certains détails superflus et recrée au travers de la toile figurative une toile abstraite sous-jacente. Son but, pleinement atteint, est de donner une certaine importance au symbole, ainsi que le faisaient les Japonais. Ce qui nous vaut des œuvres prenantes, dépouillées de l'inutile, et qui provoquent, même chez le profane, à la fois des efforts intellectuels et un plaisir tout simple des sens. L'ensemble, aux couleurs très riches révèle un grand talent.

André MATTEUDI

 

"JACUS révèle la poésie de la vie moderne, celle des grandes usines électriques, des voies de chemin de fer, l'harmonie d'un monde mécanique que l'on croit hostile et dont on découvre le lyrisme. Son art a quelque chose de musical et d'évocateur comme le manuscrit d'une partition ; dans ses féeries filiformes éclatent des jaunes d'or et des rouges lumineux, même ses taches de gris ont des irisations de perle. Sa dernière exposition est une des meilleures réussites sur un thème que l'on croyait difficile".

Le Figaro

 

Élargissant à mesure sa vision, il joint la terre au ciel, le ciel à l'eau dans une sorte de ballet tourbillonnaire où la terre n'est plus tout à fait notre terre, le ciel notre ciel, la mer notre mer. Il recrée ainsi une sorte d'univers élémentaire et sans âge.

Jean MOURAILLE

 

... Il s'est évertué à capter l'aspect fugitif plus que l'éclat, la silhouette plus que le squelette. Sa palette nuancée subtile a fait le reste. C'est une œuvre où l'intelligence va incontestablement de pair avec la sen­sibilité, c'est la marque même de l'œuvre authentique.

L'Information Artistique

 

Nous retrouvons en effet chez JACUS cette vision cosmique des éléments, qui était le propre de TURNER, ainsi que cette technique étrange et cet éclat des couleurs qui lui étaient propres.

Dans une toile telle que "Le Silence" par exemple, JACUS obtient cette fluidité, ces transparences d'aquarelle si difficiles à obtenir avec un pigment aussi lourd que l'huile. Technique qui fut un des secrets du mystérieux TURNER.

Ces tons irisés, ces tons de perle des "Miroirs d'eau" sont très près de ceux du TURNER des dernières années.

La matière est partout belle, étrange et mystérieuse. L'œil se promène avec plaisir sur ces surfaces étonnantes faites de fluidités, d'impacts, de taches, de glissements, de frôlements, de semis, de vapeurs. Il s'y  promène, et s'y perd avec joie. Il s'y perd et s'y retrouve car il est comblé.

C. GRIMAUD

 

Tout est authentique et pourtant paraît poétisé, comme une incantation aux rythmes modernes des grands ensembles mécaniques. Ses édifices se dressent comme des cathédrales.

Sensibles aux valeurs fines, avec un raffinement de coloris et de matières, JACUS interprète le réel. Ses échafaudages nous paraissent somptueux. Et peut-être grâce à la fluidité remarquable de la matière, à l'élégance et à l'originalité de la composition, à l'enchevêtrement harmonieux des lignes, à la brume lumi­neuse à travers laquelle parfois ils nous apparaissent, les grands monstres mécaniques nous arrivent comme faisant partie d'un univers poétique.

Presse Nouvelle

 


 

JACUS ou l’éternelle jeunesse

De l'orchidée pulpeuse au tendre coquillage, piège de soie, lice hérissée, hautaine et douce, le "VASE MYSTIQUE" de la femme enclôt l'essence des choses. Née de l'écume et retournant à l'écume, papillon de poussière cosmique aux confins de la chair et des flots, l'ondine transfigurée prend languissamment son envol. JACUS, peintre et musicien, touché par la grâce des troubadours ou l'arpège de Debussy, enfante en musique. L'élégance, la fluidité, l'épicurisme et le Zen conjugués, parent chacune de ses toiles d'une inef­fable poésie. "Et Dieu, que les Toulousaines sont belles !... " les yeux attendris de ce parisien si peu pressé, caressent la femme comme ils épousent la galante carnation de la brique rosé..." "Charmante Rencontre"... De ses paysages japonisants où l'impressionniste serein retrouve la fraîcheur de la soie, mille fusions, mille chatoiements amènent la vibration à de délicieuses audaces. Vert Armor et vieux rosé sur "La Mer Calmée", rosé indien des "Feux du Soir" sur le violet du ciel, à saturation, la beauté ne naît-elle point de cette périlleuse tangence ?... Là-bas, "Le Battement d'Ailes" des mouettes crée du parme au vert d'eau, d'infinies modulations. Dans les entrelacements de branches sombres, "Le Vent qui Passe" avec la lumière souffrée, joue des complémentaires sur l'écorce violette du tronc. Harmonie ramenée vers les bleus avec "Miroir" ou "La Rencontre de l'Arbre et du Soleil", l'artiste tire du jaune la quintessence du rayonnement. Pour l'ensemble de son œuvre, ce Pygmalion qui rêve de trans­former la femme, a bien mérité le prix des Peintres Témoins de leur Temps, plus haute récom­pense de la peinture figurative. Après les innombrables manifes­tations dans le monde entier, cette sixième exposition toulousaine est en réalité son premier accrochage suivant cette consé­cration. Cela n'en dit-il pas toute l'importance... ?

 

 

On aime son esprit d'invention, ses couleurs solidement appliquées, sa fantaisie. Tout ici est réalisé en vue d'une beauté simple et frappante faite par assemblage de tons. L'oeuvre de JACUS se différencie de celles où nombre de ses confrères s'aventurent maintenant, par la connaissance très poussée d'une technique qui leur manque, à eux, le plus souvent.

Nouveaux Jours

 

 

Sans chercher "Mon Midi" à quatorze heures on peut dire que le cyprès est l'arbre symbolique de l'espace

provençal ... et il trompe son monde énormément : on le croit digne, fier, hiératique et il suffit d'un joli

mistral pour qu'il se déhanche et se tortille avec volupté.

Que dire des alignements qui conduisent à la ferme, bardés de pierres sèches ils ouvrent une voie royale

au voyageur accompagné d'une subtile odeur mouvante.

Le soleil y joue à cache-cache.

Près des anciennes demeures, parfois, il se souvient des jours anciens et il pleure ...

J.TH JACUS

 

JACUS peut passer désormais pour un peintre non-conformiste, car il est rare de rencontrer un tel amour du métier, de la précision, de l'atmosphère. Ce mot qui ne veut pourtant pas dire grand-chose se renouvelle chez JACUS et prend toute son importance, l'artiste tient à prouver que le monde peut se laisser enser­rer dans une image qui dépasse le côté virtuel pour transcrire un état de pensée re-créante. C'est égale­ment une oeuvre personnelle et consolante de tant d'essais jamais aboutis.

Lettres Françaises

 

En hommage au monde sensible, il ébauche une mélodie de formes et de reflets, d'ombres mouvantes avec comme décor tout ce qui se passe et frissonne entre le ciel et la terre et que nous appelons arbres, pierres ou nuages... Et devant ses toiles, soudain se révèle pour notre plaisir une débauche infinie de reflets complexes, d'échanges lumineux, de colorations éphémères où se dessine le mouvement perpétuel de la physionomie du monde, re-créé dans toute sa splendeur avec une sensibilité et une subtilité qui signent l'œuvre d'un très grand peintre.

 

L'esthétique machiniste imposée par Léger aux artistes de sa génération n'a aucune prise sur ce peintre qui transforme les grues portuaires et les ponts transbordeurs en constructions légères. Les éléments de ses échafaudages sont de minces fils d'Ariane. JACUS humanise (ou bien naturalise) l'univers mécanique. Ses antennes de métal frémissent dans l'ambiance aérienne comme des branches d'arbres dépouillées.

 

JACUS est un coloriste remarquable. Le soleil, la lumière ont fait pacte avec cet artiste doué. Une lumière éclatante, brillant de toutes les couleurs est présente dans chacune de ses oeuvres ; il ne photographie pas le sujet, mais en rend l'atmosphère, l'ambiance.

Europe

 

On aime son esprit d'invention, ses couleurs solidement appliquées, sa fantaisie. Tout ici est réalisé en vue d'une beauté simple et frappante faite par assemblage de tons. L'oeuvre de JACUS se différencie de celles où nombre de ses confrères s'aventurent maintenant, par la connaissance très poussée d'une tech­nique qui leur manque, à eux, le plus souvent.

Le souffle qui emporte l'inspiration de JACUS au-delà des paysages, au-dessus des villes, la puissance de son imagination font de ce peintre un nouveau romantique qui, après Hugo semble nous inviter à "nous enivrer de tout...".

A travers l'allégorie originale on y découvre le puissant et solide métier d'un dessinateur, d'un coloriste, d'un humoristique raffiné. Le savoir-faire de Jacus repose avant tout sur le sens de la mesure et de l'équi­libre.

Aline DINIER

 

 

Le style de JACUS se passe d'étiquette, lui en infliger une serait une incongruité, même pour dire qu'il transcende, dépasse, projette la figuration dans une dimension qui ne peut appartenir, par sa richesse for­melle et sa luxuriance chromatique, qu'à la dimension innombrable et illimitée du fantastique. Pourtant, JACUS a les pieds dans le réel, dans un réel qui est la pleine Nature, sauvage, pure, inviolée. JACUS émerge du sol non comme une plante ou un arbre qui en serait un élément décoratif, mais comme un roc puissant et majestueux qui aurait ses assises au cœur de la terre. L'image de JACUS qui est en filigrane de ses œuvres, c'est celle d'un panthéiste dont la vie effective est dans le prolongement des sujets d'élec­tion immédiatement perçus.

L'art de JACUS, c'est d'avoir, en quelque sorte, subjectivement "cinétisé" ses œuvres, de façon à ce que chaque spectateur, selon sa réceptivité, éprouve une émotion, soit en demeurant dans la vérité des évoca­tions, soit en les transposant en leurs propres projections dans l'au-delà de leur apparence. L'expression picturale est à la limite du réel et de l'imaginaire.

Serge MATHIS

 

"Une goutte d'eau dans la mer" illustre bien la première tendance. Une goutte d'eau grossie par le pinceau de JACUS renferme une multitude d'ombres, de formes inquiétantes qui fourmillent comme sous un microscope... L'eau et le rêve font leurs noces au fond de l'océan.

                                                                                                                                 Jean-Noël CUÉNOD

 

Les "boules de. cristal", grands tableaux circulaires qui enchâssent d'étonnantes compositions quasi-abs­traites, d'aspect minéral, ainsi que des délicats paysages à peine moins imaginaires. Il semble que JACUS ait la même vision de la création du monde et d'un monde contemporain annonçant le monde futur, en négligeant les "péripéties" du passé dit historique. Cela suffirait à le classer parmi les artistes les plus ori­ginaux de ce siècle.

Maurice TASSART

 

"Inclassable, JACUS ?... tant mieux ! Il n'est de maître que celui qui trace son sentier de création hors de ceux battus, des genres et des modes illusoires. Et, JACUS est un grand Monsieur de la peinture et un poète de la lumière.

Cet artiste, vrai et sans faux détour, maîtrise son sujet, le soumet à la puissance de son ima­ginaire, riche et fécond. Le trait est sûr, incisif et révèle la forme et le contour pour mieux les mettre en valeur et servir la puissance lumineuse.

A mi-chemin entre le figuratif et un abstrait cosmique, l'ŒUVRE de JACUS, est une force artistique, une veine saillante et palpitante d'où jaillit le sang de l'inspiration, source de vie et de spiritualité".

Patrick BARRUEL-BRUSSIN

 

Métamorphoses fragmentées de paysages imaginaires aux couleurs de soufre et de volcans en éruptions. Monde du visible et de l'invisible séparé par l'inséparable frontière de l'esprit. Les vapeurs bleutées de matins aquatiques parfumées de couleur menthe à l'eau s'évaporent dans le réveil blême de la forêt qui dort. JACUS jette dans son creuset de mystérieuses pépites picturales que le temps a merveilleusement peaufinées, l'alchimiste a fait le reste.

Suzanne TARASIEVE

 

Un récent voyage à Singapour et à la Guadeloupe lui inspire une série de sites tropicaux, où plages, jungles, montagnes, villes nouvelles fournissent le prétexte d'une grande ferveur coloristique. JACUS est de toute évidence un surdoué. Il associe avec adresse symbolisme et réalité industrielle, poésie et productivité. On découvrira avec un certain étonnement la variété de ses thèmes et la richesse de ses dons d'invention.

Stéphane REY

 

Quant aux boules de cristal, elles sont à la réalité tangible des modernes Samouraïs de JACUS, ce qu'est le rêve au monde de l'imaginaire : tout y devient possible et le décor dans lequel elles nous transportent rejoint celui des Samouraïs. Si bien qu'on est obligé de regarder à travers. On ne débouche d'ailleurs pas forcément dans le fantastique, mais dans une harmonie tonale propre à chaque toile, l'organisation chro­matique de l'ensemble assurant une homogénéité, un camaïeu, involontaires mais harmonieux.

Bertrand DUPLESSIS

 

Mais JACUS revient souvent à ses allégories familières qui mêlent les corps et les vents, comme la jeune femme blanche sur le ciel rouge de "Pavane" reposant au-dessus des fleurs-bulles, rosés sphères vivantes, ou bien dans le sillage de la danseuse de "Corne fly with me", bondissant dans le ciel mauve d'une ville survolée que la vitesse efface, ou avec les danseuses du "Ballet de la lune rousse", corps ali­gnés, en extension, fantômes découpés sur des traînées de couleurs.

TRISTAN

 

La plupart des artistes fuient comme la peste la représentation du monde moderne. On les comprend. Ni eux, ni leurs clients ne conçoivent la nécessité de reproduire, fût-ce en l'enjolivant, ce qu'ils ont quotidiennement sous les yeux et qui passe généralement pour laid. C'est même le principal écueil d'une entreprise comme celle des "Peintres témoins de leur temps", dont neuf sur dix seraient bien plus à l'aise dans l'évocation du passé. Il existe pourtant une poésie du présent, que deux artistes au moins, chez les "Peintres témoins" justement, ont fort bien exprimée : CARZOU avec ses voies de chemin de fer, et Jean JACUS avec la plus grande partie de son œuvre.

Si JACUS réussit à embellir les tours de la Défense, l'échangeur de Bagnolet, la forêt de caténaires de la gare Montparnasse, une raffinerie de pétrole ou un navire en cale sèche, c'est surtout parce que, à la différence de ses confrères, il est pour et non contre. Mais c'est aussi parce que sa virtuosité de dessinateur et la magie de sa palette conviennent parfaitement à l'exaltation de ce monde de grandes surfaces, tout en lignes verticales et horizontales, qui change de couleur vingt fois par jour selon l'éclairage naturel ou artificiel.

Cet hommage à l'œuvre des constructeurs, conquérants ou "Samouraïs" des temps modernes, tient une large place dans l'exposition de JACUS à la Galerie d'Art Matignon. Mais il en reste pour les compositions quasi-abstraites, d'aspect minéral, ainsi que pour des délicats paysages à peine moins imaginaires.

 

De l'abstraction au réel, ami témoin du bel aujourd'hui par excellence.

Expert en mutations gigantesques,

Habile au jeu du vol et du radar, Architecte-Musicien de notre siècle avec ses usines, ses ports et aéroports,

et son univers volant sublimé par le rêve.

Union miraculeuse de l'ouvrier et de l'artiste de l'imaginaire et du réel qui donne à voir et à penser

à ciel ouvert.

Edmond PETIT 1993

 

Jacus... Sa "GYMNOPÉDIE", légères structures métalliques blanches qui se découpent sur un fond bleu, est un chant calme et harmonieux, si d'autres compositions sont en revanche, comme des bouquets filiformes qui atteignent à un certain fantastique. JACUS est un poète du monde contemporain ; il s'y inscrit pour engendrer un nouveau lyrisme. Il est avant tout un beau coloriste sensible à la lumière et à l'espace.

Tribune de Genève

 

Sa palette, faite de tons âpres et sauvages, restitue d'une heureuse façon les contrastes de la roche et de la mer, ou ceux de cet extraordinaire univers minéral qu'est le "Val des merveilles". Toute l'ambiance de cette région que domine le Mont Bégo est rendu, nous allons dire au centuple, par cet artiste fougueux et tendre à la fois.

Charles JOURDANET

 

Pour peindre ces mutations gigantesques, ces mues quasi quotidiennes, ces usines qui attendent, frileuses et grelottantes, le pic du démolisseur, ces paysages, ces quartiers provisoirement définitifs, il fallait un poète. JACUS est notre poète, le poète de notre Paris sans cesse en gésine.

Il peint en poète, c'est à dire qu'il traduit en odes, en ballades, en sonnets délicatement, amoureusement et, souvent passionnément colorés, Phénix dans sa gloire, Phénix construisant son bûcher, s'y brûlant les plumes et le corps et Phénix renaissant de ses cendres et de nouveau dans sa gloire originelle. Il n'est pas une toile qu'il nous présente qui ne soit à la fois un magnifique morceau de peinture et un hymne en l'honneur de sa ville natale, un chant d'église lourd de peines et de regrets ou gonflé d'espéran­ce et d'allégresse. Ce Paris... "toujours recommencé", JACUS l'a peint avant tout avec son cœur et avec ses nerfs. Il nous offre aujourd'hui, dans un chatonnement de pierre précieuse, tantôt triste comme une jeune fille qui meurt et tantôt beau comme un enfant qui naît.

André FLAMENT

 

Contrairement à Cézanne qui s'est voulu primitif pour atteindre au classicisme, JACUS va directement à une quête du beau en magnifiant le sujet qu'il a choisi. La femme y joue souvent le premier rôle. La grâce qu'il obtient des moindres volumes, les exceptionnelles réussites chromatiques de ses harmonies ont placé ce peintre courtois et érudit au premier rang des artistes de sa génération. Le dernier Grand Prix des "Peintres Témoins de leur Temps" lui a été décerné pour l'une de ses compositions captivantes où la sensualité le dispute aux séductions des couleurs. Là comme dans toutes ses œuvres son graphisme était, de surcroît, précis, souple et consacré à l'essentiel. Décidément, en France, en ce XXe siècle comme au cours des siècles précédents, de grands talents se seront manifestés sous les aspects les plus divers.

André-Charles ROUSSEAU

 
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